L’histoire de la fête de Noël

Ce n’est pas un conte de Noël que je vous propose, mais une courte histoire des fêtes chrétiennes, et en particulier de Noël.

Dans les premiers siècles du christianisme, la fête chrétienne, la seule fête, était le dimanche. C’est « le jour du Seigneur », comme on peut le voir dans les Actes des apôtres et les lettres de Paul. Chaque dimanche était destiné à célébrer la résurrection du Christ, c’est-à-dire à replacer au centre de la vie le fait que le Christ est « avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28:20). Le dimanche étant « le premier jour de la semaine », il rappelle qu’une vie nouvelle nous est donnée en Christ. Il est appelé également le 8e jour, pour rappeler qu’en Christ une nouvelle création apparaît, au-delà des 7 jours de la semaine qui évoquent le temps de ce monde.

Les premiers chrétiens continuaient à fêter les fêtes juives. Mais même parmi les chrétiens d’origine païenne, on a commencé assez tôt (dès le IIe siècle) à fêter le Christ le premier dimanche après la Pâque juive. Cette fête rappelle que Dieu a libéré son peuple d’Égypte, Pâques reprend cette idée en célébrant la libération qui est offerte à l’humanité entière en Christ. Par la force de l’amour de Dieu il nous libère de la mort, du péché, de la peur de Dieu et de la peur des autres…

Le calendrier des fêtes s’est ensuite enrichi d’autres fêtes, dont la principale est la Pentecôte. C’est également une interprétation chrétienne d’une fête juive, la fête du don de la Torah ou « fête des semaines », 50 jours après Pâques.

Pour Noël, il faudra attendre bien plus longtemps. Noël a vraisemblablement été fêté pour la toute première fois le 25 décembre 336, à Rome. Cette façon de célébrer la venue du Christ dans le monde va ensuite progressivement se répandre dans l’empire romain d’occident, puis en orient vers la fin du IVe siècle.

Cette fête a une origine romaine, c’était une fête qui célébrait « la naissance du soleil », au solstice d’hiver. En effet c’est à cette époque de l’année que le jour est le plus court, et à partir de ce moment les jours s’allongent progressivement. Cette fête solaire était pour les romains une occasion de se réjouir, de s’offrir des cadeaux et d’illuminer les maisons et la ville. Effectivement, le solstice d’hiver est une bonne occasion de célébrer le Christ. Cela nous rappelle les pages de l’Évangile où le Christ est appelé la lumière du monde venant nous apporter la lumière (Jean 1), Et la fête fraternelle que semblaient avoir les romains à cette occasion va bien avec le message du Christ.

On sait que Jésus de Nazareth est né approximativement en -6 (le début de notre ère a été fixé par erreur un petit peu en retard). Mais on ne connaît pas le jour de l’année. D’ailleurs, avant d’être fêtée le 25 décembre, la naissance du Fils de Dieu était plutôt célébrée le 6 janvier, où l’on fêtait à la fois la naissance de Jésus et son baptême. C’est assez logique puisque c’est à cette occasion qu’il est désigné par « une voix du ciel » comme Fils de Dieu (Luc 3:22). Dans un certain sens, c’est ce jour-là que naît le Christ, puisque c’est à partir de son baptême que le monde va commencer à découvrir que ce Jésus, charpentier à Nazareth est le Christ, le Fils de Dieu.

Alors, 25 décembre, 6 janvier, ou chaque dimanche? Toutes les occasions sont bonnes pour faire un pas de plus vers Dieu en nous rapprochant du Christ.

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