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Nouvelle Bible Segond

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Chacun a le droit de lire et interpréter le texte biblique et de l’interpréter à sa façon. La Bible, et en particulier le message du Christ, nous autorise et même nous appelle à élaborer une interprétation subjective personnelle des Écritures, afin que cette lecture soit une lecture incarnée, nous permettant de faire la jonction entre les Écritures et notre propre monde. Pour que cela soit possible, il est indispensable que notre lecture soit la plus personnelle et sincère possible. Une interprétation officielle pourrait prétendre à une plus haute vérité académique mais pas à cette vérité de cheminement et de vie qui importe à Jésus. Et mettant l’accent sur la sincérité de la recherche plus que sur le résultat en lui-même de l’interprétation, chacun est plus libre de réviser sa pensée, et cette disponibilité est une ouverture autorisant Dieu de travailler à convertir ce qui doit encore l’être en nous... Lire l'article complet

Introduction

La Bible n'est pas un livre, c'est en réalité une bibliothèque, d'ailleurs en grec "TA BIBLIA" est un pluriel : "les écritures". La Bible est ainsi une compilations de livres écrits à différentes époques, par différents auteurs. La liste de ces livres a été déterminée dans les premiers siècles de l'ère chrétienne par les rabbins (pour la première partie "premier testament" ou "ancien testament") et par les chrétiens (pour la deuxième partie évoquant le message du Christ, "le nouveau testament" ou "second testament"). Ces croyants ont retenus tout simpelment dans la liste les livres les plus utiles pour les faire avancer dna sleur réflexion et dans leur prière. Les livres non retenus dans la liste ont été moins recopiés mais ils existent encore souvent et sont publiés par exemple dans la collection de la Pléiade en trois gros tommes (Ecrits intertestamentaires, Ecrits apocryphes chrétiens).

La Bible appartient aussi au patrimoine de l'humanité tout entière. Même si l'on n'est pas croyant a priori, ou pas chrétien, ou si l'on appartient à aucune église, il est possible de lire la Bible. C'est utile pour la culture générale car cela a pétri notre ciulture, plus encore que l'Illiade et l'Odyssée, bien des œuvres d'art sont inspirés par la Bible. C'est également utile pour mieux comprendre ces milliards de personnes juives ou chrétiennes en notre temps, et au cours des siècles.

La Bible est constituée du Premier Testament, qui n’est autre que la Bible juive, et du Nouveau Testament.

Le Premier Testament est composé d'abord par la Torah ou Pentateuque, un ensemble de 5 livres qui racontent la création du monde jusqu’à l’établissement du peuple d’Israël en Terre Promise, en passant par l’histoire d’Abraham et de ses descendants. Ensuite viennent des livres historiques qui narrent l’histoire des Rois d’Israël et de l’Exil à Babylone, puis des livres prophétiques, des livres de Sagesse (les Proverbes, l’Ecclésiaste), et des livres poétiques (les Psaumes, le Cantique des Cantiques…). La variété de points de vue est grande entre ces différents textesn : variété de genres littéraires mais ausi de conception de ce qui est important pour vivre bien : le rite ? la foi ? la sagesse ? la morale ? la louange ? l'aide seule de Dieu ? La conversion ? Ou une combinaison de plusieurs de ces éléments ? Cette variétré est bien inspirante.

Dans le Nouveau Testament, les quatre Evangiles (mot qui signifie bonne nouvelle en grec) racontent la vie et les aproles de Jésus-Christ. Là encore la diversité des témoignages invite à se faire sa propre opinion. Suiventr les Actes des apôtres et les épîtres (lettres) qui évoquent la naissance et le développement des églises chrétiennes pendant le premier siècle. Le Nouveau Testament se termine par l’Apocalypse, un livre dont le style s'apparente à l'héroïque-fantaisie", évoque la fin de stemps et en même temps notre conversion.

Qui a écrit la Bible ? Quand ? Comment est-elle parvenue jusqu’à nous ? Depuis plus d’un siècle la recherche travaille sur ces questions, mettant à jour des traditions orales, des textes écrits par différents auteurs, un travail de rédaction plus tardif.

Ce qui semble s’imposer à propos du Premier Testament, c’est que mise par écrit des récits et des textes s'est faite après l'exil d’une partie de la population d'Israël à Babylone quand Nabuchodonosor a pris Jérusalem en 587 avant Jésus-Christ.

La rédaction des évangiles s'est faite progressivement, la rédaction dinale étant dans les années 50 à 80, c’est-à-dire à la fin de la première génération de stémoins de Jésus, sur une ou deux générations.

Il est possible de tirer le meilleur et le pire de la Bible, comme de toute chose puissante.

Le mode d'emploi essentiel est de prendre ces textes avec respect comme le témoignages d'hommes et de femmes, de communautés qui y ont mis ce qui avait été vraiemnt source de vie pour eux, ce qui a nourri leur foi en Dieu, leur espérance, qui les a aidés à vivre mieux ensemble. Il faut donc distinguer la Bible et la Parole de Dieu. À la base, il y a une inspiration, une expérience de Dieu qu'a eu l'auteur. Mais le texte est un témoignage humain sur cet acte (cette parole) de Dieu. Comment faire pour que ce texte devienne source de vie pour nous ?

Essentiellement, il me semble essentiel de considérer la Bible comme un réservoir de questions, d'excellentes questions à se poser pour avancer dans la vie grâce à Dieu en ce monde. Mais la Bibel devient dangereuse si on la considère comme le livre des réponses, car cela empêche alors Dieu de nous apoprter sa parole vivante, et particulière pour chacun de nous aujourd'hui.

Pour lire la Bible

Vous trouverez une Bible au comptoir de librairie à la sortie du culte à l'Oratoire, mais aussi dans bien des librairies comme par exemple "La Procure", ou Amazon. Personnellement, je vous conseillerais d'acheter une Bible "NBS" (Nouvelle Bible Second, l'édition "d'études" est très bien mais assez chère et lourde, il y a des versions plus légères avec moins de notes), sinon, vous pouvez prendre une "Colombe", une Bible de Jérusalem, ou une TOB (Traduction Œcuménique de la Bible). A mon avis,n il vaut mieux évitez à tout prix la traduction "en français courant" qui est très éloiugnée du texte original, évitez aussi les éditions avec des commentaires et explications (ce qui compte est le sens que vous trouverez vous). La traductiond est Chouraqui est intéressante mais seulement en complément d'une autre traduction plus courante.

Vous pouvez commencer par lire :

Comment lire et interpréter un texte biblique ? Vous pouvez trouver de l'aide auprès d'un pasteur, ou en participant à quelques "études bibliques" (lecture de la Bible en groupe).

En pratique, voici déjà quelques pistes :

  • Jésus qui marche sur les eaux (par la foi on peut avancer malgré les difficultés, sans couler à pic).
  • Dieu qui envoie massacrer les philistins (lu à la lumière de l'amour des ennemis => Dieu ne nous appelle pas à tuer le méchant, mais à lutter contre ce qui est de l'ordre de la méchanceté => tuer ce que symbolise le philistin (en particulier en nous-mêmes, pour faire vivre ce qu'il y a de meilleur en nous).
  • Dans tout récit, il est utile de relire l'histoire en se mettant à la place des différents personnages, à la place du méchant (nous le sommes un peu), à la place du bon (nous le sommes un peu), et même à la place de Dieu (nous sommes appelés à être créateur, à son image)...
Pour le reste, faisons confiance au "Saint-Esprit", pour vous aider à recevoir dans la lecture de ces textes anciens, la Parole que Dieu vous adresse, à vous en particulier (on a le droit d'aider un peu le Saint-Esprit en abordant ces textes dans un esprit de prière, soit en priant avant, soit simplement en les lisant dans l'espérance de s'approcher ainsi de son Dieu...

Pour aller plus loin, cet article "Questions Bibliques" et les prédications qui sont sur ce site peuvent vous aider à vous approprier les textes de la Bible.

Le culte, avec en particulier la prédication, et diverses formations et groupes de discussion existent dans les paroisses, elles aident à avancer avec les autres, et d'aider les autres à avancer. Vous y êtes bienvenu. En France, vouspouvez chercher parmiles paroisses de l'Eglise Protestante Unie de France ou de l'Union des églises protestantes d'Alsace Lorraine.

En famille

Il existe aussi des Bibles pour enfants, pour eux aussi, il existe des groupes pour les enfants dans les paroisses.

Il est possible, et même très stimulant, de lire la Bible en famille, et en couple.

Une question fréquente :
Peut-on se réconcilier avec le Dieu guerrier de certains passages de la Bible ?

L'Éternel est un vaillant guerrier,
il a précipité dans la mer les chars de Pharaon et son armée,
ses cavaliers ont été engloutis dans la mer Rouge....

C'est ainsi que Moïse chante la victoire extraordinaire par laquelle Dieu libère son peuple de l'esclavage en Égypte. (Exode 15) Ce texte est un des plus terriblement magnifiques de la Bible, il célèbre apparemment Dieu comme un guerrier qui massacre des hommes et des bêtes. Même si c'est pour en sauver d'autres, le moyen est brutal. De tels passages nous choquent, évidemment et heureusement, car l'image d'un Dieu violent est incompatible avec le Père que nous révèle Jésus-Christ, un Dieu de fidélité et de tendresse pour chaque être humain, même son pire ennemi, nous dit-il. (voir Matthieu 5:44, Luc 6:35). Est-ce que ces passages violents seraient incompatibles avec la théologie proposée par Jésus-Christ ? Je ne le pense pas. C'est plutôt une certaine façon de lire et d'appliquer ces passages qui est incohérente avec l'Évangile.

Depuis l'origine même de la Bible, l'objectif de la rédaction de ce texte est dans son sens moral, théologique et spirituel. C'est particulièrement clair pour la libération du peuple hébreu hors d'Égypte. En soi cet événement, même miraculeux, n'aurait que peu d'importance historique s'il ne concernait que les seules personnes vivant à l'époque. C'est à cause de son importance théologique et spirituelle que ce texte est aujourd'hui dans la Bible, c'est pour cela que cette libération constitue même le premier article du Décalogue, c'est cela que les hébreux commémorent à Pâque depuis trois bons millénaires. Et c'est aussi à cette libération qu'est comparé le salut en Jésus-Christ.

Quand un Égyptien est englouti dans la Mer Rouge avec son cheval ou quand un Philistin est massacré par Samson, quand l'humanité est engloutie sous les eaux du déluge… c'est une horreur si l'on prend cela au sens littéral car la perte d'un seul homme est un scandale, particulièrement aux yeux du Créateur de la vie.

Comment lire ces textes à la lumière de l'Évangile ? Nous le voyons sous la plume des auteurs du Nouveau testament, quand ils identifient l'histoire de la Mer Rouge ou du Déluge au baptême (1 Co. 10:2, 1 Pierre 3). Les êtres noyés sous les eaux évoquent ainsi notre péché, tout ce qui ne va pas dans notre existence, notre péché, notre manque de foi, d'espérance et d'amour, notre souffrance et notre angoisse.

Au sens symbolique, le Philistin est synonyme de sauvagerie et de refus de Dieu. Il faut donc traduire " massacre de Philistin " par " suppression d'un peu de mal, de haine, de violence " en nous-mêmes. Au sens symbolique, l'Égypte est, dans la Bible, synonyme de cette richesse matérielle qui parfois nous transforme en esclaves. Il est donc juste de traduire : " L'Éternel a précipité dans la mer les chars de Pharaon et son armée " par " L'Éternel nous a délivré de l'esclavage de notre matérialisme ", ou, comme le dit l'Évangile en témoignant du Christ : " Dieu nous libère du péché et de la mort. " (voir Lc 4:19, Jn 8:32, Rom 8:2)

Tout homme, qu'il soit Égyptien, Esquimau, Gaulois, Philistin, Samaritain ou Hébreu est pécheur, évidemment. Chacun de nous a une dimension de violence, chacun est un peu esclave de ses préoccupations matérielles, le riche comme le pauvre. Il y a ainsi du Philistin en chaque homme, il y a de l'Égyptien aussi, et nous sommes souvent incapables de nous affranchir de ces dimensions par nos seules forces. De formidables progrès peuvent nous être donnés par Dieu, il peut même faire des miracles, nous dit le miracle de la Mer Rouge qui s'ouvre devant Moïse, et c'est une expérience que nous faisons à maintes reprises dans notre existence : Dieu ouvre en nous des barrières que nous aurions bien été incapables d'ouvrir par nos seules forces. C'est ce miracle que célèbre le cantique de Moïse.

Nous pouvons donc lire ces textes de massacres comme une promesse de salut pour tout homme, à commencer par les pécheurs que nous sommes. Ou y lire un appel à travailler, main dans la main avec Dieu, à nous améliorer, nous-mêmes et notre humanité, notre monde.

Là où commence la folie source de meurtres c'est quand on croit qu'un homme peut être à 100% mauvais, et c'est quand on identifie l'homme avec ce qu'il a commis. Jamais Jésus ne fait ces amalgames et il peut ainsi dénoncer à la fois le péché et annoncer le pardon, dénoncer la méchanceté et se tourner vers le méchant, dénoncer le mal et nous inviter à aimer ceux qui nous font du mal.

Nous pouvons ainsi nous révolter contre la violence et entendre dans chaque page de la Bible un chant de louange à l'inlassable effort de Dieu pour éliminer cette violence qui enchaîne le cœur de l'homme.

pasteur Marc Pernot